Le blog du réseau des bibliothèques de la ville d'Arras
2 Juillet 2013
Tony, Alex, Colin et Adrian se sont connus au lycée, dans l'Angleterre des années 60. A l'université, la secrète Veronica gravitera un temps autour de leur petit cercle d'amis, étant même pendant quelques mois la girlfriend de Tony. C'est le temps des apprentissages, de l'entrée progressive dans l'âge adulte.
A la fin de leurs études, Adrian, le plus doué et sensible du groupe, à qui le meilleur semblait promis, se suicide à vingt-deux ans. Pour tous, c'est la fin de la jeunesse et de l'insouciance.
Désormais, Tony, la soixantaine, après une vie personnelle et professionnelle banale et terne, est divorcé, en retraite. La lettre d'un notaire, un mystérieux testament, vont faire ressurgir le passé, et voler en éclats la tranquillité qu'il pensait avoir acquise. C'était au prix de petits arrangements avec sa mémoire. Tony avait occulté certains de ses comportements, pas très louables. Notamment lorsqu'il apprit, quelques mois après sa rupture avec Veronica, que celle-ci allait épouser Adrian. Sous le coup de la jalousie, Tony écrivit alors aux deux fiancés une lettre ignoble, dont il va mesurer les conséquences quarante ans après.
Tout s'éclaircit progressivement jusqu'à la vérité, soudaine et terrible. L'histoire nous est racontée par Tony, donc de façon forcément subjective au début, puis, au fur et à mesure du récit, il ne peut plus (se) mentir et le lecteur découvre avec lui et par étapes tout ce qui était jusqu'alors inconnu.
Un livre dense et prenant qui reçut le Man Booker Prize au Royaume Uni.
Retrouvez-le dans le rayon des nouveautés-romans à la cote R BAR, ainsi que d'autres romans ou nouvelles de Julian Barnes, notamment : "Arthur et George", "England, England", "La table citron", "Pulsations".