Le blog du réseau des bibliothèques de la ville d'Arras
22 Novembre 2013
Un hommage:
Violette Leduc nait à Arras le 7 avril 1907. Lorsque sa famille déménage pour la capitale, la jeune femme est embauchée aux éditions Plon, et découvre ainsi la sphère littéraire parisienne. Encouragée par son ami Maurice Sachs, Violette se lance dans l'écriture avec l'Asphyxie. Ce premier roman autobiographique est publié aux éditions Gallimard en 1946, grâce à Simone de Beauvoir. Le succès n'est pas au rendez-vous. Violette ne cesse de puiser l'encre de sa plume dans les meurtrissures de son existence. Mais Il lui faut attendre l'automne 1964, pour passer d'une totale obscurité à une grande notoriété avec une autobiographie La Bâtarde.
L'oeuvre lyrique, exaltée et poétique de Violette Leduc imprègne la vie de René de Ceccatty, lui-même écrivain et auteur dramatique. Il lui dédie d'ailleurs un hommage publié en 1994 aux éditions Stock Violette Leduc : Eloge de la Bâtarde.
Vingt ans après la mort de Violette Leduc (1907-1972), j'écrivais, pour la collection que dirigeaient J-M-G Le Clézio et sa femme Jemia, et qu'animait Philippe Rey, un hommage à cet écrivain dont la découverte a été déterminante pour moi. Le principe de cette collection éphémère était de proposer un texte qui soit à la fois un portrait et une confidence intime. Il ne s'agit donc pas d'une biographie, mais du récit très personnel de mon rapport avec l'œuvre de Violette Leduc. J'y raconte l'influence qu'elle exerça sur ma vie personnelle et ma vie de lecteur et d'écrivain. J'y analyse ses livres, en les comparant à d'autres œuvres qui ont également compté pour moi (Marguerite Duras, Jean Genet, Tony Duvert, Julien Green, Pasolini entre autres).
http://livre.fnac.com/a6174843/Rene-de-Ceccatty-Violette-Leduc-eloge-de-la-batarde
Une rencontre:
Alors qu’il scénarise le film Séraphine, Martin Provost rencontre René de Ceccatty. L'Eloge de la Bâtarde passe de mains en mains. Le réalisateur, fervent admirateur des femmes visionnaires d’une autre époque, est immédiatement tombé sous le charme de l’écrivain : "Pour moi, Séraphine et Violette sont sœurs. Leurs histoires sont si proches, c’est troublant".
René de Ceccatty se souvient:
Lorsque Martin Provost préparait son film Séraphine, je fis sa rencontre et lui appris que Violette Leduc était une grande admiratrice de cette artiste autodidacte et mystique. Martin se mit à lire Violette Leduc et, complètement conquis par son talent et sa personnalité, il décida de lui consacrer un film, en me demandant mon aide pour l'écriture du scénario, avec son ami Marc Abdelnour.
Ce film que j'ai co-écrit évoque donc la vie de Violette entre 1942 et 1958, c'est-à-dire entre le moment où elle écrit son premier livre et celui où elle commence la rédaction de La Bâtarde et va donc connaître le succès.
http://livre.fnac.com/a6174843/Rene-de-Ceccatty-Violette-Leduc-eloge-de-la-batarde
Un film:
Comme la quasi-totalité de l'oeuvre de Violette Leduc s'est construite à partir des évènements marquants de sa vie, le film est fractionné en chapitres, tel un livre. Martin Provost tenait à cette transcription symbolique du rapport de l'auteure à l'écrit.
VIOLETTE BANDE-ANNONCE OFFICIELLE
EN SALLES LE 6 NOVEMBRE Un film de Martin Provost Avec Emmanuelle Devos, Sandrine Kiberlain, Olivier Gourmet, Catherine Hiegel, Jacques Bonnaffé, Olivier Py, Nathalie Richard, Stanley Weber ...
http://www.dailymotion.com/video/x14avka_violette-bande-annonce-officielle_shortfilms
A l'occasion de la sortie du film, le livre de René de Ceccatty est réédité aux éditions Stock. L'édition de 1994 est consultable au service Patrimoine écrit et histoire locale de la Médiathèque de l'Abbaye Saint-Vaast (B.M. Arras, B 23323), comme la plupart des romans de l'auteure arrageoise, Violette Leduc.