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Biblio take Care

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[Musikothé] - BEETHOVEN EN CHANSONS

Bagatelle pour piano en la mineur "Pour Elise"

Qui ne connait pas « La lettre à Elise » ? Le titre de ce célèbre thème est donné à tort à la Bagatelle pour piano en la mineur WoO 59 de Beethoven. Selon l'hypothèse la plus probable, le compositeur avait écrit « Pour Thérèse » sur le manuscrit. Il destinait ce morceau à Thérèse de Brunswick dont il était amoureux. Une erreur de lecture de l'autographe aurait transformé le prénom de la dédicataire...

par Alexandre Tharaud (J'apprends le piano avec Alexandre Tharaud. - EMI)

Ce must du répertoire des pianistes débutants a inspiré une désopilante et savoureuse chanson à Anne Sylvestre


Anne Sylvestre : Lettre ouverte à Élise (Olympia 86. - EPM)

A la fin de sa chanson, Anne Sylvestre a prévu une pirouette humoristique en modulant et en transformant sa mélodie pour lui permettre une citation du « Gai laboureur » de Robert Schumann. Ce morceau très court est extrait de l' « Album à la jeunesse », Il fait lui aussi partie du répertoire des pianistes en herbe !


Robert Schumann : Le Gai laboureur par Alexis Weissemberg (J'apprends le piano, 30 morceaux pour les pianiste en herbe. - EMI)
La même musique de Beethoven sert une chanson radicalement différente. Il faut prêter attention pour reconnaître le thème de Beethoven dans la chanson dansante aux arrangements exotiques typiques des années 50.


Dario Moreno : Tout l'amour (Oh ! Qué Dario ! - Philips)

Sonate pour piano n° 17, "La Tempête". 3ème mouvement

Treize à table : Les tempêtes (La Gaîté des pavés. - L'Autre distribution)
Entre chanson et rock, le groupe nordiste Treize à table propose des musiques aux accents festifs et des textes en demi-teintes. La chanson « Les tempêtes » en est un bien bel exemple. Le texte évoque avec tendresse et un zeste de mélancolie la force des amours qui durent malgré les aléas de la vie et le temps qui passe. La musique rythmée par l'accordéon nous semble familière et colle parfaitement aux propos. Les mélomanes y reconnaissent le début d'une sonate pour piano de Beethoven....
Par Clara Haskil (Sonate n° 17, op 31 n° 2 « La Tempête ». - Philips classics)

 

Symphonie n° 5, en ut mineur, op. 67

Les 4 barbus : La Pince à linge (La Pince à linge. - Rym musique)
Désopilant ! Sur une idée farfelue (on n'en attend pas moins de la part du duo infernal Pierre Dac / Francis Blanche) , voici un hymne à une invention indispensable de notre quotidien et un bel hommage à la musique du compositeur allemand. L'interprétation des Quatre Barbus est un classique à réécouter ou à découvrir d'urgence !

 

Symphonie n° 7, en la majeur, op. 92 - 2ème mouvement (allegretto)

L'engouement du public pour le deuxième mouvement de la 7ème symphonie de Beethoven est toujours aussi vif aujourd'hui. Bissée en entier lors de sa création, cette musique dégage toujours la même intensité émotionnelle. Elle est entrée dans la mémoire collective notamment grâce à de nombreuses utilisations dans les BO de films ou les musiques de pub. Avec plus ou moins de bonheur, le thème de marche funèbre construit sur un ostinato rythmique immédiatement reconnaissable a donné lieu à différentes adaptations chantées.
Arielle Dombasle : Giovane amore (Extase. - Tréma)
Michel Sardou : Beethoven (Hors-format. - AZ)
Johnny Hallyday : Poème sur la 7ème (Les cent plus belles chansons . - Mercury)
Norma Ray : Symphonie (Poussières d'étoiles. - BMJ music)

 

Avec beaucoup d'élégance et de manière subtile, Romain Didier s'appuie sur les harmonies du thème de Beethoven et non pas la cellule rythmique pour développer la mélodie d'une très belle chanson « A quoi ça tient ? » dans laquelle il donne à réfléchir avec sur la question de l'homosexualité masculine. Le texte est fort et pourtant tout en nuances. Une grande chanson !
Romain Didier : A quoi ça tient ? (J'ai noté. - Flarenasch)

par Nikolaus Harnoncourt et le Chamber orchestra of Europe (Teldec)
Par opposition à la 8ème composée en même temps, Beethoven appelait sa 7ème symphonie « La grande ». Cette œuvre toute en paradoxes apparaît à la fois violente et calme, apaisante et torturée. Pourtant, ses 4 mouvements de structuration classique ont en commun d'être construits sur des éléments rythmiques très prédominants. C'est ce qui a fait dire à Richard Wagner que la 7ème était « L'Apothéose de la danse ».
Son second mouvement noté Allegretto est une marche obsessionnelle (en la mineur). Il s'ouvre sur un accord tenu des vents puis les cordes graves déploient le premier thème sur la cellule rythmique « noire / croche / croche / noire /noire » sur laquelle est basée l'ensemble du morceau. Ce thème est suivi de 3 variations intégrant un contre-chant
Apparaît ensuite en mode majeur, un deuxième thème plus mélodique confié cette fois aux vents


Retour au premier thème pour 2 autres variations. Il est joué aux cordes avec contre-chant des vents puis il apparaît en forme de fugato avec des entrées savamment réparties entre les différents pupitres. Cette partie fuguée débouche sur le thème joué avec ampleur par l'ensemble de l'orchestre. Après une ré-exposition rapide du thème mélodique, le mouvement se conclut par une coda où le thème principal se délite...

Sublime !

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